Si vos emails n’arrivent pas en boîte de réception, votre copywriting ne sert à rien. SPF, DKIM et DMARC sont les bases techniques qui prouvent que vos envois sont légitimes.
Ce guide vous donne une mise en place claire, avec progression recommandée et checklist finale.
SPF : qui a le droit d’envoyer pour votre domaine
SPF indique aux serveurs de réception quels services sont autorisés à envoyer des emails pour votre domaine.
Exemple de record SPF :
v=spf1 include:_spf.google.com include:spf.votre-outil.com ~all
Bonnes pratiques :
- un seul record SPF par domaine
- limiter le nombre d’
include - commencer avec
~allavant durcissement éventuel
DKIM : signature cryptographique de vos emails
DKIM signe chaque email envoyé pour garantir son intégrité.
Étapes :
- générer la clé DKIM dans votre provider (Google Workspace, etc.)
- publier le record DNS fourni
- activer la signature côté provider
- vérifier avec un test d’email
Sans DKIM valide, votre réputation d’envoi sera plus fragile.
DMARC : politique de traitement des échecs
DMARC définit quoi faire si SPF/DKIM échouent.
Record minimal :
v=DMARC1; p=none; rua=mailto:dmarc@votredomaine.com; pct=100
Progression conseillée :
- phase 1 :
p=none(observer) - phase 2 :
p=quarantine(durcir) - phase 3 :
p=reject(protéger pleinement)
Ne passez pas en reject sans avoir audité vos flux d’envoi légitimes.
Warm-up : indispensable après configuration
Même avec SPF/DKIM/DMARC corrects, un domaine neuf doit monter en charge progressivement.
Repères :
- semaine 1 : 5-10/jour/boîte
- semaine 2 : 15-25/jour/boîte
- semaine 3 : 30-40/jour/boîte
- vitesse de croisière : 40-50/jour/boîte
Contrôles à faire chaque semaine
- taux de délivrabilité
- taux d’ouverture
- taux de bounce
- réputation domaine (Postmaster, tests inbox)
Si les signaux baissent, réduisez le volume et auditez d’abord la technique.
Erreurs fréquentes
- oublier DKIM sur une boîte secondaire
- multiplier les outils d’envoi sans gouvernance DNS
- changer trop vite la politique DMARC
- envoyer fort sans warm-up
Checklist finale avant campagne
- domaine dédié en place
- SPF valide
- DKIM valide
- DMARC actif (
p=noneminimum) - warm-up en cours
- tests inbox satisfaisants
- volume quotidien maîtrisé
Conclusion
SPF, DKIM et DMARC ne sont pas des options techniques “nice to have”. Ce sont des prérequis business pour rendre vos campagnes fiables.
Une fois cette base solide, vous pouvez vous concentrer sur le reste : ciblage, message et séquences. Commencez ensuite par le guide cold email.
FAQ
Est-ce que SPF seul suffit ?
Non. SPF seul est insuffisant. Il faut combiner SPF, DKIM et DMARC pour avoir une posture solide sur la délivrabilité.
Puis-je passer directement en DMARC p=reject ?
Mieux vaut non. Commencez par p=none, vérifiez vos flux d’envoi légitimes, puis durcissez progressivement.
Combien de temps faut-il pour stabiliser la réputation d’un nouveau domaine ?
Avec une configuration correcte et un warm-up discipliné, les premiers signaux stables apparaissent généralement en quelques semaines.